Apprendre à connaitre Marguerite Yourcenar

Si vous vous rendez régulièrement sur ce blog, vous aurez peut-être remarqué que Marguerite Yourcenar vient souvent nous rendre visite le dimanche (ici, , encore ici, et encore ).

Elle fait partie de mon Panthéon particulier. Si vous ne la connaissez pas, je vous propose aujourd’hui un chemin pour la découvrir. Si vous la connaissez, peut-être trouverez vous ici quelques propositions à picorer ?

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Je l’ai découverte en terminale, grâce à un professeur de latin inspiré qui nous a fait lire les Mémoires d’Hadrien. J’aime sa malice, son amour des cultures, et sa sagesse fort modérée, qui transparait dans le sourire de ses portraits à l’âge mûr.

Beaucoup de personnes de mon entourage ont buté sur les Mémoires d’Hadrien. Peut-être devraient-elles essayer une autre porte d’entrée ? Voilà ce que je leur conseillerais : commencez par la lecture des Nouvelles orientales, petit recueil de textes sous forme de contes et de nouvelles. Il faudrait les lire à haute voix au coin du feu, ou dans le jardin par un après-midi ensoleillé. Vous y verrez un cheveu blond, un prince japonais, deux peintre chinois, et beaucoup de poésie.
Si vous aimez la poésie justement, plongez ensuite dans Feux, un recueil de textes qui tiennent de la poésie en prose. Marguerite Yourcenar y peint une passion vivante et très douloureuse. Ces textes sont troublants, ils bouleversent nos repères en déconstruisant les grands mythes grecs sur lesquelles notre culture est assise depuis l’Antiquité.
Dédié à Hermès, Feux commence ainsi :
« J’espère que ce livre ne sera jamais lu ».
Si vous êtes plutôt d’un caractère humaniste, et aimez que l’on vous parle de tous les sujets à la fois, emparez-vous des Mémoires d’Hadrien, et accompagnez l’empereur jusqu’à sa pierre tombale pour tâcher « d’entrer dans la mort les yeux ouverts…« .
Enfin, si vous êtes du genre grand oncle piqué de généalogie, ou si vous aimez voyager dans le temps et dans la pensée, plongez vous dans les Archives du Nord, et dans les Souvenirs pieux, où les ancêtres de Marguerite deviennent prétextes à toutes les réflexions.
J’avoue ne pas avoir tout lu, et il est une oeuvre qui me résiste, c’est l’Oeuvre au Noir, que j’ai lu sans comprendre. Dites moi si vous en trouvez les clés…
Pour terminer, si vous voulez passer une heure dans le salon de Marguerite il y a 36 ans, pour balayer son oeuvre, et tenter de comprendre sa personnalité, voici un tête à tête à ne pas manquer.
Car voyez vous,
« Le temps ne fait rien à l’affaire. Ce m’est toujours une surprise que mes contemporains, qui croient avoir conquis et transformé l’espace, ignorent qu’on peut rétrécir à son gré la distance des siècles« , ou des années – Carnets de notes des Mémoires d’Hadrien.
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